
Une île cycladique entre mer et terre
Une maison cycladique au cœur de la nature
Située à la pointe de l’île de Folégandros dans les Cyclades, la maison de l’architecte Stéphane Ghestem, apparait au loin comme un point blanc solaire posé dans l’immensité du paysage.
Bâtir sa maison de vacances au soleil de la Grèce était un rêve pour l’architecte Stéphane Ghestem, qu’il a concrétisé il y a 15 ans. « J’ai eu un coup de foudre pour ce terrain aux versants escarpés semblant tomber dans la mer ». Autour, la nature sauvage se compose de nombreuses variétés de plantes méditerranéennes et s’ouvre à perte de vue sur une eau cristalline et le ciel. Il dessine et construit sa maison sur ce site classé naturel, avec des matériaux traditionnels pierre locale, bambou, peinture à la chaux. « Je souhaitais tisser des liens, entre cette architecture cycladique blanche, que j’adore, et une forme de modernité ». Le plan de plein pied, épouse la topographie du terrain, la maison, dont les différents niveaux sont reliés par quelques marches, s’articule autour des traditionnels cubes blancs. Ici pas de baies vitrées. Seules des petites percées dans les murs préservent de la chaleur et du meltem, le vent d’août est parfois violent. Elles composent également les encadrements des nombreuses ouvertures, bénéficiant toutes d’une vue spectaculaire.
« Que voit-on par cette fenêtre ? C’est la question que je me suis posé pour définir l’emplacement de chacune d‘entre elles, raconte Stéphane. De multiples terrasses offrent une succession d’espaces à vivre selon l’envie du moment ; Déjeuner, faire la sieste, admirer le coucher du soleil ou danser jusqu’au petit matin. Partout Stéphane a joué la sobriété, en détourant des objets usuels et en choisissant la monochromie pour le mobilier en béton, dessiné et peint à la chaux. Les murs chaulés eux aussi, les sols enduits, l’étonnante cheminée, et aussi les textiles, contrastent ici avec les plafonds en béton brut, un clin d’oeil au postmodernisme que le maitre de maison affectionne particulièrement. Respectueuse de la nature, sa maison recycle les eaux usées et l’électricité est produite par des panneaux photovoltaïques. Ici pas d’autres bruits que le chant des cigales. Lorsque le vent souffle et que les nuages s’accrochent au sommet des montagnes, j’ai l’impression d’être dans un film d’Ingmar Bergman. Folégandros est devenue une source d’inspiration qui me nourrit au quotidien ».

