
James Perkins, un artiste de la terre
Quand le Land Art façonne la nature
Des sculptures totémiques vivent en osmose avec la nature et se façonnent au gré des intempéries grâce à un processus de land art unique de l’artiste James Perkins.
Sur la plage de Fire Island, les sculptures totémiques « Burying Painting » qui se développent en osmose avec la nature, sont l’œuvre de l’artiste américain James Perkins. Pour les réaliser, il utilise un processus de land art unique qu’il a imaginé en 2016, mettant en place des installations basées sur le temps qu’il appelle « Post Totem Structures » et qui sont autant peintures que sculptures, intervention humaine qu’aléas de la nature. Prenant parfois jusqu’à deux ans pour qu’un seul de ces « totems » arrive à un aspect définitif.
Sa méthode ? Perkins tend de la soie sur des cadres en bois pour former chaque structure qu’il enterre ensuite à moitié, la laissant confrontée aux éléments naturels et aux intempéries, comme le vent, le soleil, le sable, la mer, les embruns… Ce qui la façonne et révèle sa forme finale. Après la période de gestation, la soie est retirée de son support puis étirée comme une peinture, les forces et les stigmates des intempéries laissant sur le tissu leur empreinte d’eau, de sable, de pollen de feuilles… Des racines s’accrochant encore à la surface en guise de signature d’œuvres d’art qui font corps avec la nature.
Installation vue de James Perkins’ ‘Burying Painting, Hannah Traore Gallery, New York Photo Adam Reich (Image credit/ Adam Reich )
Studio Hannan Traore Gallery May

